Jour 35

La boucle est bouclée : d’Aurignac (Haute-Garonne) aux artistes aurignaciens de la grotte Chauvet, de sites médiévaux en sites médiévaux, de Richard Cœur de Lion (mort à Châlus) à Bertrand Duguesclin (mort à Chateauneuf-de-Randon), de Fronton en rosé de Gergovie, de cassoulet en truffade en passant par foie gras et magrets, de châteaux en burons lozériens, … autant de richesses culturelles découvertes en un bon mois. Quelle diversité exceptionnelle nous offre la France grâce à son réseau de routes secondaires, son régionalisme et son histoire !

Les coups de cœur : Corrèze, Cantal, visite de Montauban et toutes les rencontres avec les amis.

Dernier regard vers le Pont-d’Arc

Départ très matinal mais il fait déjà chaud. C’est la première fois que je plie la tente sans l’ humidité de la rosée. En revanche, de nombreux nuages bourgeonnants obscurcissent le ciel et ne permettent pas un éclairage satisfaisant pour les photos. Grâce à ce départ matinal, j’ai pu rouler en toute tranquillité sur cette route des gorges de l’Ardèche très fréquentée en journée. Seuls, trois véhicules dont une moto m’ont dépassé sur la trentaine de kilomètres entre Vallon et St-Martin-d’Ardèche à la sortie des gorges.

Les gorges au lever du jour brumeux

La première montée de 3 km jusqu’au faux col du Serre de Tourre m’est difficile mais ensuite avec les nombreux arrêts photo à chaque belvédère, je ne fatigue plus dans les nombreuses montées suivantes. Les panoramas que je connaissais déjà me permettent de terminer mon voyage dans un décor splendide.

J’arrive beaucoup plus tôt que prévu à St-Martin-d’Ardèche et je rejoins Pont-Saint-Esprit où j’ai prévu de m’arrêter me ravitailler avant de rejoindre Bollène pour prendre un train en début d’après-midi.

Le village d’Aiguèze (Gard) vu depuis Saint-Martin-d’Ardèche

Mes prévisions les plus optimistes me permettaient d’envisager de prendre le train de 12 h 48 mais je pensais plutôt prendre celui de 13h36. Je n’avais pas regardé s’il y avait des trains avant midi et à 10 h15 j’étais déjà à Pont-St-Esprit. Je bois un coup et en profite pour faire une recherche sur le site voyages SNCF et je vois qu’un train part à 10H52. Il est 10H30 et il me reste 7 km à faire pour rejoindre la gare. Je tente le coup, j’arrive à la gare et la guichetière me dit qu’elle n’a pas le temps de me faire le billet mais que je n’ai qu’à monter dans le train et acheter le billet à bord. J’arrive sur le quai au moment où le train entre en gare. Je monte tant bien que mal dans le train, descends à Valence pour une correspondance (galère pour passer d’un quai à un autre -escaliers sans rampe- et recharge dans le train qui est déjà à quai et qui part vingt minutes plus tard). J’arrive finalement vers 14h30 à Chambéry où m’attend mon ami Pascal Buffy qui m’aide à descendre du train tout le « barda » et nous rentrons au Tremblay ensemble à vélo (9 km supplémentaires).

Voilà c’est fini. L’an prochain, un nouveau voyage vers l’ouest nord-ouest devrait me permettre de visiter les derniers départements où je n’ai encore jamais mis les roues.

Stigmates !

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Jour 34

Journée de semi-repos avant la dernière étape demain.

L’étape étant courte, je dors une heure de plus mais décolle tout de même à 8 h en raison de la chaleur annoncée. En revenant de la douche, ce matin, je trouve posé sur le vélo un sachet de viennoiseries. Je soupçonne fortement Daniel Luis d’être le coupable de cette délicate attention et je l’en remercie.

Je pars donc en suivant les indications de Daniel pour rejoindre le bois de Païolive. Ce mélange original  de roches calcaires pétrifiées aux formes diverses avec des chênes blancs et verts mérite vraiment le détour. Peu de voitures mais beaucoup de cyclos donnent un sentiment de sérénité.

Dans la forêt de Païolive

Je continue sur de petites routes tranquilles, longeant un moment le ruisseau le Chassezac, affluent de l’Ardèche, jusqu’à Grospierres.

A Grospierres, je prends une voie verte nouvelle sur un gros kilomètre avant de rejoindre la D111 où le trafic automobile est intense. A partir de l’intersection avec la route de Ruoms, la circulation se densifie dans les deux sens et cela devient pénible et dangereux. Impossible de s’arrêter pour prendre une photo, sur les 3 km qui suivent : pas d’accotement et la route est juste assez large pour permettre aux véhicules de se croiser. Heureusement à la sortie des gorges, la route s’élargit et une bande cyclable permet de rouler en sécurité jusqu’à Vallon-Pont-d’Arc.

Je monte dans la ville et suis déçu par ce que je découvre : des échoppes tout le long de la rue principale avec des souvenirs, fringues made in China comme on en trouve maintenant dans tous les lieux touristiques. Ce sont , hélas, les dégâts collatéraux de l’exploitation du site naturel de la rivière amplifié maintenant par le site consacré à la grotte Chauvet situé à quelques kilomètres.

Je poursuis ma route pour entrer dans les gorges et planter la tente dans le camping situé au pied du Pont-d’Arc. Il est temps car il fait très chaud.

Le Pont-d’Arc vue en amont

Le Pont-d’Arc, vue en aval

 

Ayant déjà visité la réplique de la grotte Chauvet en novembre dernier, je profite de mon temps libre pour me reposer et me baigner dans l’Ardèche sous le Pont-d’Arc. La température de l’eau permettait d’y rentrer facilement et de prendre du plaisir à nager.

 

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Jour 33

Une étape sauvage aujourd’hui ! Sauvage par la difficulté et les paysages.

Ce matin, je pars sur une montée douce sur la N 88 où il y a très peu de circulation. Je prends à droite une toute petite route n’apparaissant pas sur la carte Michelin pour rejoindre Luc directement sans faire le détour par Langogne. Une route champêtre m’amène au-dessus du Cheylard-l’Evêque que j’aperçois dans un trou beaucoup plus bas. J’espère en mon for intérieur que ce n’est pas le Cheylard que j’aperçois car je ne vois pas d’issue autre que la colline d’en face pour sortir du trou. C’est raté ! Je descends dans le trou et comme je le présumais c’est une côte à plus de 15 % au départ qui m’attend à la sortie du village. La côte dure près d’un kilomètre avant un replat et un nouveau raidillon d’environ 1 km avant de redescendre sur Luc.

A la sortie de Luc , je prends le pont sur l’Allier et entre en Ardèche. Je suis la vallée du ruisseau de Masméjean. La pente est faible mais je dois faire face à un vent violent défavorable. J’ai à ce moment là très mal aux jambes et envisage sérieusement de raccourcir l’étape au camping situé au km 34 peu après St-Etienne-de-Lugdarès au pied du col de Pratazanier. J’arrive près du camping, m’arrête, réfléchis sachant que si je continue je franchirai le point de non retour au col et qu’il me faudra poursuivre ma route pendant encore 50 Km avec quelques difficultés notables à franchir.

Paysage dans la vallée de Masméjean

Je me lance dans le col de Pratazanier. La pente est soutenue mais j’arrive au col sans trop de difficultés. Une descente dans un décor très sauvage m’amène à Borne.

Vers Borne

Il faut continuer à descendre pour franchir le ruisseau de la Borne avant de remonter sur le col de Toutes Aures. Un route étroite, très pentue sur 5 km me conduit, difficilement, faisant face à de violentes rafales de vent, au col situé juste au-dessus du village BPF de Loubaresse.

Église de Loubaresse

La suite est beaucoup plus facile. Une remontée en faux plat me conduit au Pas du Loup et ensuite ce ne sera pratiquement que de la descente jusqu’à l’arrivée. Il faut néanmoins faire très attention car le goudron fondu à de nombreux endroits pose des problèmes d’adhérence.

J’arrive aux Vans où j’ai rendez-vous avec Daniel Luis Martinez, membre du Club des cent Cols, qui vient passer un moment avec moi à la sortie de son travail. Nous passons un moment agréable de conversation dans un café sur la place puis Daniel me guide jusqu’au camping avant de rentrer chez lui et de m’inciter à changer mon parcours de demain pour passer par le Bois de Païolive. Je vais bien évidemment suivre ses conseils avisés.

Ce soir, alors que je viens de faire l’étape comportant le plus de dénivelée, je suis moins fatigué qu’hier malgré un départ très laborieux. Le vent m’a protégé de la chaleur. Demain une courte étape me conduira à Vallon-Pont-d’Arc. J’essayerai ainsi de partir très tôt mercredi matin pour déguster les Gorges de l’Ardèche avant la circulation touristique et pouvoir prendre le train à Bollène en début d’après-midi.

 

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Jour 32

Il fait très frais ce matin lorsque je démarre : 11 °C . C’est bien pour la première montée de 5 km qui m’amène à environ 1100 m d’altitude. La température s’est ensuite suffisamment réchauffée pour que je puisse me mettre en manches courtes sur le plateau que je vais découvrir pendant plus de 20 km jusqu’à St-Chély-d’Apcher. Le paysage est reposant : des collines boisées, des pâturages et des champs tout juste fauchés où le foin est en train de sécher avant la mise en rouleaux.

A partir de St-Chély-d’Apcher, je pénètre en Margéride. Je grimpe quelques bosses qu’il faut redescendre immédiatement. C’est ainsi que j’arrive aux Estrets, point bas avant l’ascension du col de la Baraque des Bouviers. J’avais calculé qu’il y avait près de 500 m de dénivelée à faire pour atteindre le col. C’était sans compter les multiples descentes qui faisaient perdre l’altitude durement gagnée. J’arrive finalement à St-Denis-en-Margeride, le mercure dépasse les 30 °C et il me reste encore 260 m de dénivelée avant le col. Il n’y aura plus descente et cette dernière partie de l’ascension étant assez ombragée m’épargnera un peu de fatigue.

Le vent s’est levé et autour de 1400 m la température est supportable. Une courte descente et c’est déjà la remontée (courte aussi) vers le col de la Croix de Bor situé à quasiment la même altitude que le col précédent. Rebelote pour le col des Trois Soeurs.

Pont haut du voyage

Puis c’est la descente au milieu des champs et des genêts que je retrouve après les avoir quittés dans les Cévennes. Le paysage est à la fois sauvage et reposant.

A partir de 1200 m , la chaleur devient étouffante. la courte remontée vers le col de la Pierre Plantée et la dernière vers Châteauneuf-de-Randon sont très éprouvantes.

J’arrive très fatigué à Châteauneuf-de-Randon mais ce n’est pas étonnant car c’est l’étape qui comporte le plus de dénivelée positive depuis le début du voyage.

A Châteauneuf-de-Randon, il n’y a plus guère de choses à voir. Le château a disparu. La notoriété de ce village est liée au fait que c’est là qu’est mort Du Guesclin alors qu’il assiégeait Chateauneuf pour la libérer des Anglais et des Grandes Compagnies. La tradition rapporte que Du Guesclin mourut au camp de l’Habitarelle situé au pied de la cité, pour avoir bu, un jour de grande chaleur, l’eau trop fraîche de la source de la Glauze. Il en décèdera d’une congestion cérébrale. Logeant justement au hameau de l’Habitarelle,  et ayant aussi livré  un rude combat aujourd’hui sous la chaleur, j’ai préféré m’abreuver à la source de la Kro afin de ne pas subir le même sort !

 

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Jour 31

Avant de quitter le Cantal, je me suis offert hier soir une petite découverte gastronomique de cette région : tripoux, truffade et fromages. Certes ce n’est pas très diététique pour une pratique sportive mais le cyclotourisme c’est la découverte du patrimoine. En tout cas, c’était très bon !

Aujourd’hui, beaucoup de vent qui amène une certaine fraicheur. Plutôt favorable le matin de 3/4 arrière puis défavorable en fin d’étape.

Une longue montée pour commencer m’amène sur un plateau que je vais parcourir sur plus de 20 km avant de redescendre après Neuvéglise jusqu’au barrage de Lanau. Des prés fauchés, des collines, des bois forment le décor dans lequel j’évolue. Cette partie du Cantal me paraît  beaucoup plus fade que celle de la veille.

Plateau après Valuejols

Après le passage sur la Truyère, une bonne remontée de 5 km m’amène à Chaudes Aigues.

La Truyère

Un panneau à l’entrée du village vante la température naturelle de l’eau : 82 ° la plus chaude d’Europe. A vérifier, si en Islande il n’y aurait pas des eaux encore plus chaudes.

Je me ravitaille à Chaudes Aigues, village très animé par rapport aux déserts traversés ce matin, avant d’aborder les monts de l’Aubrac. Une nouvelle remontée de 5 km m’amène à nouveau sur un plateau. De courtes montées et descentes, pénibles face au vent violent, rendent difficile cette fin d’étape. Le paysage est différent de celui du matin, beaucoup plus varié.

Je passe près d’Anterrieux (15) où est implanté un musée de la Résistance. Si on n’en parle pas beaucoup médiatiquement, un maquis actif était présent sur ce plateau à la limite du Cantal et de la Lozère. Des villages entiers ont été brûlés (Anterrieux, Saint-Martial, Pradel…)

Juste avant Saint-Juery, je pénètre en Lozère. L’architecture des villages a changé.

Église et pont reconstruit (il avait été détruit pendant la guerre) à St-Juéry

 

Finalement, j’arrive à Fournels, site BPF, où je peux planter la tente dans un camping désert (seul un couple en caravane y est installé).

Demain, je serai sur le toit de mon voyage et l’étape s’annonce difficile. Outre les ascensions, le vent est annoncé défavorable.

 

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Jour 30

Une étape courte mais où j’en ai pris plein les yeux. Ce matin, au moment où je m’apprête à quitter le camping je vois arriver à vélo Claude Bénistrand. Il est parti de très bonne heure en voiture de Clermont-Ferrand pour venir faire un bout de route avec moi.

Nous partons direction Apchon, site BPF. Cela monte tout de suite, sans échauffement mais les jambes tournent bien. Le paysage est verdoyant et nous passons sous le regard placide de troupeaux de Salers.

Le côté par lequel nous arrivons à Apchon nous offre une vue du château qui domine le village mais il est complètement masqué par des échafaudages. Nous le verrons mieux sous un autre angle à la sortie du village.

Nous poursuivons notre route jusqu’à Cheylade, où Claude, fin connaisseur de la région m’invite à visiter l’église pour me montrer son plafond remarquable.  Il date de la fin du XVIe siècle et est composé de caissons de bois polychromes, représentant des fleurs, des animaux, des personnages, des formes cabalistiques de facture naïve.

Un peu de descente, de plat et nous nous dirigeons vers la difficulté de la journée : le col de Serre (1335 m). Ce sera le point haut de mon voyage depuis le départ mais je monterai encore plus haut en Lozère dans deux jours. Nous avons des points de vue sur le Puy Mary et autres puy et sur la Brèche de Roland.

La montée du col de Serre s’effectue sous une température autour de 20 °C en forêt. En discutant tout le long, nous nous retrouvons au sommet sans fatigue et sans avoir vu le temps passer.

Claude au col de Serre

Nous restons un moment au col pour bavarder, contempler le paysage et prendre quelques photos. Puis, c’est déjà le moment de nous séparer : Claude va partir à gauche pour franchir le Pas de Peyrol et ensuite rejoindre Riom-es-Montagne tandis que je vais partir à droite, descendre avant de rejoindre Murat via le col d’Entremont.

Dans la descente, je fais de nombreux arrêts photos.

Le col d’Entremont arrive. Il n’est pas très long mais je le trouve difficile maintenant que la chaleur s’est installée et qu’il n’y a pas d’ombre.  Ensuite ça descend tout le long jusqu’à Murat mais des travaux perturbent un peu ma descente. Deux kilomètres sont entièrement gravillonnés et il faut faire très attention. J’arrive tout de même assez tôt à Murat, que je prends le temps de visiter, pour reprendre ce qui commence à devenir des petites habitudes : douche, sieste, lessive, blog et récupération.

Je remercie encore une fois mon accompagnateur du jour qui m’a ainsi fait découvrir des trésors cachés de cette région et qui a complété ma culture géographique en me nommant les sommets.

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Jour 29

Jusqu’à Bort-les-Orgues, l’étape est relativement facile et c’est ainsi quarante kilomètres qui sont avalés rapidement (tout est relatif c’est par rapport aux étapes précédentes). Au départ, il fait 20 °C mais la température ne cesse de s’élever. Avec la vitesse de déplacement, je ne suis pas incommodé alors qu’il fait déjà 30 ° C à 10H30 à Bort.

Juste avant la plongée sur Bort-les-Orgues, je côtoie, sur son petit côté, le lac du barrage de Bort  érigé sur la Dordogne.

A Bort-les-Orgues, je jette un regard sur les orgues qui ont donné une partie du nom au village. Les photos ne rendent pas grand chose, il aurait fallu une vue aérienne comme sur le site : http://www.tourismecorreze.com/fr/tourisme_detail/les_orgues_de_bort.html

N’étant pas trop fatigué, je décide de prolonger mon étape jusqu’à Riom es Montagne pour atténuer un peu la difficulté de l’étape du lendemain. Peu après Bort, je quitte la Corrèze pour entrer dans le Cantal.

Paysage cantalou

La température continue de monter, les premiers kilomètres sont irréguliers mais je commence à souffrir dans les montées. Je m’arrête pour manger à Antignac avant d’attaquer la dernière et grosse difficulté de la journée. Une longue montée de 8 km m’amène sur le plateau de Riom, il fait alors 37 °C. J’arrive assez tôt au camping pour avoir le temps de récupérer avant l’étape de demain qui s’annonce difficile.

Autre vue du Cantal

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Jour 28

Une très belle étape aujourd’hui. Avec la chaleur annoncée, je pars tôt. A sept heures, il fait déjà 20 °C mais la température ne dépassera pas 23 °C au fur et à mesure que je m’élève. Les ascensions se déroulent essentiellement en forêt avec de nombreuses vues sur les pâturages, les crêtes et les forêts.

Sur le plateau de Millevaches

Mon parcours emprunte les mêmes routes que celles des pro dans le Tour du Limousin. Les ascensions sont plus longues, régulières et me conviennent mieux. C’est ainsi que j’arrive relativement frais à 800 m d’altitude au col de Bos. J’enchaine de suite avec le col des Géants et celui de Lestards avant d’entamer une descente qui va me ramener à Bugeat sans avoir perdu trop d’altitude.

A Bugeat, j’emprunte quelques kilomètres la D979, marquée route à grande circulation sur la carte Michelin alors qu’il y a très peu de trafic. Après Pérols-sur-Vézère, je prends la route des Hêtres. J’ai un moment d’hésitation : est-ce que je continue sur la D979 ou est-ce que je prends la route des Hêtres ? De gros nuages menaçants s’amoncellent tout autour et je crains de prendre l’orage sur cette route déserte, sans autre abri que les arbres, ce qui n’est pas recommandé en cas de foudre. Il ne me reste qu’une petite vingtaine de kilomètres à faire et je fais le pari que cela va tenir.

Je circule donc sur cette route qui porte bien son nom et trouve LA BRANCHE au milieu de la route avec l’épitaphe pour Gérard Fillion (cf commentaire article de la veille).

Sur la route des Hêtres

Le revêtement est assez dégradé mais avec mes gros pneus, il n’y a pas trop de problème de confort. Quelque secteurs sont très sombres à cause de la densité de la forêt et des nuages.

La route me ramène directement à Meymac où j’arrive exactement en même temps que les premières gouttes de pluie. Finalement, il ne tombe que 3 gouttes qui laissent vite place à un ciel d’azur ainsi qu’au retour de la chaleur. Des orages sont annoncés pour ce soir.

L’après-midi est consacré à une sieste réparatrice suivi d’une visite à pied de Meymac.

Je craignais beaucoup cette étape et finalement elle m’a été relativement facile. Ce soir, je ne ressens pas de grosse fatigue comme cela a pu m’arriver lors d’étapes précédentes.

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Jour 27

La journée étant annoncée chaude je décolle assez tôt pour essayer de finir l’étape avant midi. Il fait déjà chaud et des brumes de chaleur floutent un peu l’horizon.

Campagne limousine

Le paysage ressemble à celui d’hier avec une alternance de pâturages et de secteurs boisés. Toujours un relief bien vallonné sans méchantes côtes. Elles sont un peu plus longues que celles de la veille mais les jambes tournent bien.

Architecture limousine

A mi-étape je pénètre sur le plateau de Millevaches. Si je vois des vaches (pas des milliers) en revanche je ne trouve pas le plat de plateau. Je découvre aussi quelques étangs cachés au milieu des bois. La route est agréable et champêtre.

La dernière difficulté de la journée se situe peu après Chamberet où une longue côte, sous une température dépassant les 30 °C, est un peu difficile à digérer.

J’arrive très tôt à Treignac ce qui me permet de faire une longue sieste avant d’aller visiter à pied, ce site BPF. Je retrouve l’architecture corrézienne que j’avais découverte il y a deux ans du côté d’Argentat. Un orage semble s’annoncer pendant ma visite mais il ne fait que passer…

Des habitants de Treignac, m’ont indiqué, pour demain, un itinéraire de substitution qui devrait atténuer un peu les difficultés et passer par la très jolie route des hêtres qui sera ombragée. Je vais suivre leurs conseils au vu de la forte chaleur annoncée et faire l’impasse sur le col de la Blanche.

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Jour 26

Je me suis levé à 5 h 30 pour un départ à la fraiche à 7 h et éviter les grosses chaleurs des jours précédents. Ce matin le ciel est gris et me fait un peu regretter ce choix mais il s’avère finalement judicieux, la température montant progressivement pour atteindre les 30 °C en fin d’étape.

Le décor a bien changé, le Limousin est une terre d’élevage et je ne vois plus beaucoup de champs de céréales mais plutôt de nombreux pâturages.

Paysage du Limousin

C’est très vallonné mais doux avec, comme les derniers jours, beaucoup de côtes à gravir.

Celle-là est raide !

Le début d’étape est très facile, j’emprunte la voie verte qui me conduit à Châlus, là où le roi Richard Coeur de Lion perdit la vie en 1199, site BPF. J’arrive avant 8 h et la commune est encore endormie. Je croise un couple de cyclovoyageurs français avec un bébé dans une remorque. Ils ont tout laissé pour partir voyager autour de la France pendant un an à raison d’une vingtaine de kilomètres par jour. Ils sont très chargés.

Je continue mon chemin sur la :

pour rejoindre Nexon, second site BPF de la journée

Je passe et oublie d’aller faire un tour du côté du château. Je poursuis donc ma route en passant de vallées en vallées, sur de petites routes sans circulation, en apercevant au loin quelques donjons.

Donjon de Château-Cervix

J’arrive en tout début d’après-midi et m’installe au camping municipal qui est ouvert. L’étape a été assez courte mais comporte néanmoins une dénivelée significative. Demain, je reduirai la distance (38 km jusqu’à Treignac en Corrèze) car le lendemain une grosse étape avec 4 cols m’attend sans possibilités de camping sur 63 km. J’en profiterai donc pour me ménager une plage de semi-repos.

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Jour 25

Encore une journée de grosse chaleur. L’étape a été globalement montante sans beaucoup de descentes pour récupérer. Les côtes ne présentent pas de forts pourcentages mais avec le poids des bagages elles ne sont pas anodines. Le décor de l’étape fut comme hier une succession de champs de céréales et de bois avec en plus quelques prairies d’élevage bovins en Haute-Vienne.

Peu de photos à prendre aujourd’hui même si l’alternance des paysages a pu rompre un peu la monotonie.

Moulin peu avant Chassenon

L’étape d’aujourd’hui prévoyait un détour par Chassenon, dernier site BPF de Charente sur mon circuit. Ce sont les thermes antiques datant de l’époque romaine qui donnent un intérêt touristique à cette commune mais aujourd’hui dimanche, tout est fermé. Je ne fais donc qu’une photo de l’imposante église et continue ma route vers Rochechouart situé 6 km plus loin.

Église de Chassenon

A Rochechouart, je fais un petit détour vers le château. L’une des façades est en cours de rénovation.

Il me reste une quinzaine de kilomètres à faire pour rejoindre un camping à qui j’ai téléphoné et qui est ouvert. Il fait alors 36 °C et le profil est montant jusqu’à Oradour-sur-Vayres. A Oradour, j’emprunte une voie verte construite sur une ancienne voie ferrée, les quatre kilomètres sont très faciles et ombragés. Le camping se situe à 300 m de la voie verte. Il fait trop chaud pour planter la tente, j’étends le tapis de sol, gonfle le matelas et fait une petite sieste avant de monter la tente et d’aller profiter de la piscine.

Demain, je vais essayer de partir encore une heure plus tôt afin de pouvoir m’arrêter de pédaler avant les heures les plus chaudes.

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Jour 24

Dure journée aujourd’hui. Une étape très casse-pattes, la chaleur de l’après-midi l’a rendue difficile.

Jusqu’à Villebois-Lavalette, cela va bien. Il y a bien quelques bosses mais rien de très pentu. La route serpente au milieu de champs de céréales (blé, maïs, soja). J’ arrive à onze heures à Villebois et monte au château.

Arrivée vers Villebois-Lavalette

Une visite guidée est en train de démarrer. On me propose de mettre mon vélo en sécurité et je peux ainsi participer à la visite. En fait il y a deux châteaux à voir, construits au même endroit :  un du XIIe siècle et un autre du XVIIe.

Je me restaure et reprends la route, il fait plus de 30 °C

Au loin le château domine le village.

L’après-midi sera encore un tobbogan au milieu des prés avec quelques passages rafraichissants et bienvenus dans des bois. L’architecture des villages a bien changé par rapport à celle du Périgord quitté la veille.

Clocher charentais à Sers

J’arrive à La Rochefoucault et me rends au château pour le photographier. Mon appareil photo refuse de démarrer, la batterie  doit sans doute être vide.

Je pensais dormir au camping de la Rochefoucault mais je trouve porte close. Je me mets en quête d’un hôtel : il y en a deux sur la Rochefoucault. L’un est en vente et fermé  tandis que l’autre n’ouvre pas le week-end. Finalement, je trouve une chambre d’hôte à 5 km. Il va falloir encore grimper pour y arriver.

Avant de quitter définitivement la Rochefoucault, ce village touristique sans infrastructure d’hébergement, une photo du château s’impose. Heureusement le téléphone va me dépanner.

Le château de la Rochefoucault

J’ai reçu un excellent accueil dans cette chambre d’hôtes de charme « Tendance Campagne ».  Les propriétaires ne font pas tables d’hôtes mais ils ont eu la gentillesse de me préparer un excellent repas pour m’éviter d’avoir à redescendre au village situé à 2 km et surtout de ne pas avoir à remonter ensuite !

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Jour 23

Hier soir, pour ma dernière soirée en Périgord, je ne pouvais pas faire d’impasse culinaire autour du canard. Foie gras mi-cuit puis magret de canard accompagnés de deux verres de Bergerac ont complété les souvenirs visuels de cette région.

J’en ai profité pour faire les photos de Brantôme qui sont maintenant en ligne sur la page du jour 22.

Revenons au jour 23.

Cette nuit un violent orage avec de grosses bourrasques et des éclairs m’a réveillé vers minuit. La tente n’a pas bougé et s’est révélée aussi solide que contre le vent d’autan essuyé près de Mazamet. Ce matin, le ciel est encore plein de résidus nuageux mais on sent qu’il va se découvrir. Je pars pour une étape tranquille car je vais longer la vallée de la Dronne au lieu de faire le saute-mouton que j’avais programmé. Jean-Pierre Monzie  m’a donné rendez-vous du côté de Bourdeilles pour faire un bout d’étape avec moi;

Le départ est on ne peut plus facile. enfin du plat, voire du plat descendant dans les premiers kilomètres qui permet un bon échauffement éliminant les contractures de la veille. Je longe la Dronne sur une route arborée très agréable.

Château de Ramefort peu après Brantôme

 

Entre Brantôme et Bourdeilles

Au moment de franchir le pont sur la Dronne à Bourdeilles, je vois arriver Jean-Pierre qui m’invite à monter visiter le village.

Nous repartons et effectivement le relief de l’étape que m’a redessinée Jean-Pierre est très calme même si nous faisons quelques petites digressions pour monter dans un village tel celui de Montagrier.

En haut, Montagrier

Nous achetons notre casse-croute à Riberac et le mangeons quelques kilomètres plus loin : Jean-Pierre a amené, le cachotier, une bouteille de Bergerac, cru renommé Pécharmant.

Ensuite nous reprenons la route et nous séparons à 3 km de l’arrivée autour d’un bon café.

A peine le temps de planter la tente et prendre la douche, voilà que Christine et Alain Dabé arrivent du Médoc. Ils ont fait près de 180 km juste pour passer un moment d’amitié ensemble et pour me faire visiter Aubeterre-sur-Dronne. Ils m’emmènent donc visiter le monument original d’Aubeterre, l’église monolithe souterraine (en fait elle n’est pas monolithe mais plutôt rupestre sculptée dans le rocher)

Après cette visite, nous mangeons au restau très tôt ce qui permettra à Christine et Alain de ne pas renter trop tard dans leur Médoc.  Le restaurant a adapté ses horaires pour la forte clientèle anglaise qui s’est établie ou qui passe dans la région. Une table de 24 britanniques s’excite à coté de nous bien loin de se brexiter.

Encore une belle journée riche de rencontre et de partage ! Merci à Jean-Pierre, Christine et Alain.

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Jour 22

Départ à la fraîche (10 °C) sous un beau ciel bleu.

Heureusement que j’avais de meilleures jambes qu’hier ! Après 8 km d’échauffement sur du plat, je prends une toute petite route « blanche » qui passe sous un portique à Auriac-du-Périgord. Je me retrouve devant une rampe à 15% qui va durer sur 1 km avec quelques passages un peu moins pentus à 13 %. Ensuite ce sera une succession de légers plats et de raidillons avant de plonger sur Azerat. A Azerat, rebelote : raidillons et longue montée avant de redescendre puis remonter… pour enfin rejoindre Hautefort, premier site BPF de la journée.

Campagne périgourdine

Le château de Hautefort se voit de loin et je fais quelques photos depuis la campagne environnante.

A Hautefort, je croise un couple de cyclocampeurs qui avaient un emplacement à côté du mien au camping de Montignac. Ils sont partis une heure et demie après moi. Ils ont beaucoup moins de dénivelée  en ayant emprunté des départementales et sont arrivés en même temps. Il m’a fallu trois heures pour effectuer 30 km. Du coup, chaque soir, je scruterai attentivement les cartes et modifierai mon itinéraire quitte à délaisser quelques routes blanches pour atténuer un peu les difficultés.

Après Hautefort, il me reste encore 50 km à faire et j’ai déjà effectué 700 m de dénivelée. Heureusement, c’est beaucoup plus facile surtout avec les bons conseils de Jean-Pierre qui m’a évité quelques routes pentues.

Abbaye de Tourtoirac

Renoncules aquatiques ? A la sortie de Tourtoirac

La forme est revenue puisque j’arrive au camping pas trop fatigué malgré la grosse chaleur de l’après-midi (près de 35 °C). La piscine du camping est trop attirante. Du coup, je remets à ce soir la visite de Brantôme, site BPF. Je vais me faire un petit resto et je doute de pouvoir publier les photos avant demain.

Retour vers Brantôme avec quelques photos :

Demain matin, Jean-Pierre Monzie viendra à ma rencontre et m’accompagnera jusqu’à Aubeterre-sur-Dronne. L’étape devrait être facile et j’aurai ainsi le temps de visiter ce site BPF en compagnie d’Alain et Christine Dabé qui viendront du Médoc pour passer un moment avec moi. Nous avons prévu de manger ensemble demain soir.

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Jour 21

Petite journée aujourd’hui : petite étape, petite forme. Ce matin, il fait frais 13 °C. J’ai mal dormi et je me traine sur le vélo sans arriver à me réchauffer malgré une température qui monte jusqu’à 23 °C.

Maison en Périgord noir

Le ciel est très chargé mais se dégage quelquefois avant de se recouvrir. Après 6 km d’échauffement, je franchis la Dordogne à Siorac-en-Périgord avant d’attaquer une longue côte de 5 km qui me permettra de rejoindre la vallée de la Vézère que je suivrai ensuite durant tout le reste de l’étape, sans beaucoup la voir à cause de la végétation arborée, .

Je longe plus ou moins la Vézère jusqu’aux Eyzies où je m’arrête une bonne demi-heure pour me réchauffer et me ravitailler. Les quelques photos prises ne méritent pas d’être publiées.

Aux Eyzies

Bief sur la Beune à la sortie des Eyzies

Ensuite, j’emprunte la D 706 qui mène directement à Montignac mais je la délaisse quelques kilomètres pour prendre une route superbe passant par le site de La Roque-St-Christophe

avant de la rejoindre au superbe village de St-Léon-sur-Vézère.

St-Léon-sur-Vézère

J’arrive à Montignac, le temps est menaçant aussi je décide de m’arrêter au camping afin de récupérer. Je fais une petite sieste de 30 minutes et je n’ai pas le courage de faire la queue pour aller visiter la grotte de Lascaux pendant deux heures et demie. Je reviendrai une autre fois.

Demain, sera un autre jour et  je vais essayer de rejoindre Brantôme par un parcours suggéré par Jean-Pierre Monzié, centcoliste périgourdin.

Le parcours est modifié entre Coulaures, Brantôme et Aubeterre (voir ci-dessous)

Altitude maximum: 230 m
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Jour 20

Pendant le petit déjeuner une grosse averse se met à tomber. J’attends que ça se calme pour partir. Le ciel est encore bien chargé lorsque je démarre mais le vent se lève et va pousser les nuages. Il me sera favorable toute l’étape ce qui explique sans doute que ce soir je sois moins fatigué qu’hier malgré une étape plus longue et comportant plus de dénivelée.

Le ciel est encore bien chargé

Le vent pousse les nuages

Une petite averse tombe quelques kilomètres avant Villeréal où j’arrive vers midi. Je visite ce premier site BPF de la journée.

Échaudé par mes mauvaises expériences de recherche de camping, je téléphone à plusieurs endroits. Ils sont tous ouverts ! Je peux reprendre la route, rassuré, pour me diriger vers Monpazier, site BPF de la Dordogne.

Monpazier

J’ai changé de département et il y a plus de monde et d’animation sur ce site.

Plus qu’une petite vingtaine de kilomètres à faire pour rejoindre mon camping. Le paysage a changé et notamment l’architecture des maisons. J’aperçois aussi de beaux clochers sur les collines.

Sur la route des panneaux invitent à découvrir Belvès. Je me détourne légèrement pour m’y rendre.

Belvès

Je n’ai pas pris plus de photos car je manquais de recul pour les cadrages. J’arrive finalement au camping relativement frais. Demain, l’étape passera près de sites prestigieux :  Les Eyzies-de-Tayac avec la grotte de Fond de  Gaume que j’ai visitée dans les années 80, Montignac avec la grotte de Lascaux…

Si j’en ai la possibilité (places disponibles, mise en sécurité du matériel) alors je ferai étape à Montignac, distant d’une cinquantaine de kilomètres afin de visiter la réplique de la grotte de Lascaux.

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Jour 19

Après les belles averses d’hier soir, le ciel  est clair mais il fait frais. Le départ est facile jusqu’au pied de Penne d’Agenais. Je roule sur une route champêtre et j’aperçois quelquefois de grosses maisons.

Paysage entre Laroque et Penne

Penne d’Agenais est une cité médiévale fortifiée située sur une colline. C’est un site BPF que je pars visiter. La montée est raide et en arrivant dans le village, c’est la déception : encore un vide-greniers ! Impossible de prendre une photo : les stands des nombreux exposants et les objets hétéroclites exposés dénaturent complètement le site. La circulation même vélo à la main est problématique alors je redescends vite au bord du Lot pour arriver au port de Penne d’Agenais.

Le Lot : Penne d’Agenais (le port)

Je repars direction Villeneuve-sur-Lot, sur une route assez circulante que je quitte un moment pour aller gravir un petit col (le Trescol). A l’entrée de Villeneuve, j’aperçois le clocher de l’église Sainte-Catherine et décide de faire le détour pour la voir de plus près.

Vue sur l’église Ste-Catherine depuis un pont sur le Lot

Je quitte Villeneuve par une route très fréquentée mais un accotement cyclable permet de rouler en sécurité. Je laisse cette route à Saint-Livrade-sur-Lot où j’emprunte alors un itinéraire vélo très agréable qui longe plus ou moins le Lot. Arrivé à Castelmoron-sur-Lot, je me rends au camping : il est fermé !

Je poursuis ma route sous la chaleur pour monter à Laparade, site BPF où j’espère trouver le camping ouvert. Hélas, il est fermé. L’hôtel est fermé aussi. Pratiquement aucune vie dans ce village ce lundi de Pentecôte. Je circule dans le village pour voir une place encadrée par deux puits, la vieille halle (classée monument historique) que je ne peux pas photographier correctement, un automobiliste ayant laissé sa voiture au milieu de la rue pour discuter avec un habitant.

Il est temps de chercher un hébergement  sur les pages jaunes.  Après quelques coups de fil à des  chambres d’hôtes du coin, j’en trouve une finalement qui me fera faire un petit détour de 1 km. Il y aura une belle bosse à franchir pour en sortir demain matin.

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Jour 18

Après une excellente soirée chez Serge et Josette, il faut repartir. C’est de Valence d’Agen que nous repartons sous un ciel couvert pour rejoindre Lauzerte, cité médiévale, site BPF. Le départ est facile et c’est pratiquement plat jusqu’au pied de Lauzerte.

Lauzerte : là-haut il va falloir y monter

Nous visitons Lauzerte.

Une belle descente nous permet de quitter Lauzerte et de suite les premières bosses de la journée vont nous conduire à St-Maurin, deuxième site de la journée. A la pause de midi, je téléphone pour essayer de réserver un camping. Je tombe sur des répondeurs, laisse mes coordonnées mais aucun ne me rappelle. Idem pour une chambre d’hôtes. Il va falloir envisager le bivouac.

A 3 km de St-Maurin, Serge décide de retourner chercher sa voiture et de me reprendre ensuite sur mon itinéraire pour me ramener chez lui ce soir. Tous deux passionnés et anciens joueurs de rugby, nous regarderons ensemble la finale du Championnat de France. Allez Clermont !

Je continue donc mon chemin et arrive à St Maurin. C’est journée vide-greniers et du coup je ne peux pas faire de photographie des monuments sans avoir des étals ou des véhicules devant. Il va falloir recadrer un peu certaines photos.

Je repars afin de ne pas trop faire attendre Serge à Laroque-Timbaut où nous avons rendez-vous et la fin de l’étape s’avérera musclée.

Campagne du Lot et Garonne

Lavoir à la Sauvetat-de-Savères

Une fois de plus, les rencontres faites au sein du Club des Cent Cols débouchent sur des moments forts d’amitié et de solidarité.

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Jour 16

C’est accompagné de deux tontons flingueurs que je découvre la jolie ville de Montauban. Yoyo Ventura a préparé la visite en révisant ses connaissances et la visite est passionnante. Francis Blier qui a vécu ici une partie de sa jeunesse complète les commentaires.

A découvrir en images

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Jour 17

Au moment du petit déjeuner,  un crachin est présent mais s’arrête au moment du départ.

Le départ de Chez Chantal et Francis

Francis a décidé de m’accompagner jusqu’à Auvillar situé à plus de 50 km de chez lui. Il aura le retour à faire et cela lui fera pas loin de 100 km. Nous partons sous un ciel gris et rejoignons assez rapidement le canal latéral à la Garonne.

Au bord du canal

Ce sera tout plat et un peu monotone jusqu’à Moissac (sauf la petite visite de la pente d’eau de Montech et de la machinerie qui permettait aux péniches d’éviter quelques écluses), premier centre d’intérêt de l’étape. Nous nous arrêtons au pont canal qui passe au-dessus du Tarn. J’avais découvert les ponts-canal l’an dernier à Briare et au Guétin et découvre que ce genre d’ouvrage n’est pas aussi rare que je le croyais.

Ensuite nous visitons Moissac, site BPF.

Nous repartons après avoir flâné une petite heure et reprenons les bords du canal qui va nous amener jusqu’au confluent du Tarn et de la Garonne. C’est à ce moment-là qu’un orage éclate et que nous nous retrouvons trempés très rapidement. Nous restons un  petit moment à l’abri sous un pont et repartons vers S-Nicolas-de-la-Grave sous une accalmie. Quelques hectomètres plus loin, la pluie redouble et nous nous arrêtons dans un café à St-Nicolas pour nous mettre à l’abri et nous sécher un peu. Nous repartons alors que la pluie s’est arrêtée et pourrons finir l’étape sans nous mouiller à nouveau.

C’est ainsi que nous arrivons à Auvillar sans manquer de nous arrêter sous le chêne d’Henri IV près de Merles

A Auvillar, site BPF, nous prenons le temps de visiter le village fortifié , ses rues et monuments.

A Auvillar, nos chemins se séparent : Francis a une cinquantaine de kilomètres à faire pour rentrer chez lui tandis que je n’en ai plus que 6 à faire pour me rendre à Valence d’Agen où j’ai rendez-vous avec Polo le cascadeur qui doit me conduire chez lui près d’Agen. C’est l’étape la plus plate du voyage et j’arrive très frais au rendez-vous.

Vue sur la plaine de la Garonne, Espalais depuis le belvédère d’Auvillar

En attendant Serge à Valence d’Agen, j’en profite pour visiter un peu la ville.

Comme chez mes hôtes précédents, l’accueil est chaleureux et je suis encore gâté…

Pigeonneaux, cèpes, girolles et tutti quanti

 

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Jour 15

Hier soir, après le repas, je suis allé me promener dans Gimont. Je n’ai pas pu prendre de photo correcte de la halle.

Église de Gimont

Départ matinal afin d’échapper à la chaleur  annoncée pour l’après-midi. La sortie de Gimont n’est pas agréable : il faut prendre la nationale pendant 2 km et il y a beaucoup de trafic (automobiles et camions). Ensuite une route très calme, avec une succession de bosses et de descentes m’amènera à l’Isle-Jourdain. Ce seront les seules difficultés de la journée.

Entre l’Isle-Jourdain et Montaigut-sur-Salve, je prends la N224. il y a un peu plus de circulation mais pas trop. Il y a quelques tronçons de piste cyclables mais extrêmement mal entretenues. Peu après Lévignac, il y a du sable et de la boue sur la piste. La boue se coince dans mon garde-boue, la roue dérape et je me retrouve les quatre fers en l’air mais sans brulures, le coude et les mains ayant frotté sur de la glaise. Pas moyen de repartir sans avoir auparavant nettoyé les passages de roues sous les garde-boues et les étriers de freins.

A Montaigut, je prends une petite route, très calme, sur la rive gauche de la Save qui me conduit à Grenade, site BPF de Haute-Garonne.

Un courte portion de nationale pour sortir de Grenade puis 5 km plus loin je rejoins la voie verte qui longe le canal latéral à la Garonne. La piste n’est pas très roulante mais elle permet de circuler en sécurité. Je pique-nique près d’une écluse et un cyclo-voyageur parti d’Albi pour St-Jacques-de-Compostelle, il y a quelques jours, s’arrête. Nous casse-croutons ensemble, discutons et repartons chacun de notre côté.

Sur la voie verte

Quelques kilomètres plus loin Francis vient à ma rencontre et me ramène chez lui par de petites routes au milieu du vignoble de Fronton.

Demain, je prendrai ma première journée de repos. Au programme, changement de pneus, nettoyage du vélo, modification du parcours pour un enchainement plus logique des BPF (conseils des locaux) et visite de Montauban.

Avec les amis

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