Voyage à vélo en Quercy Périgord Gascogne – Fin du BPF en 2023

Cyclotourisme Quercy Périgord Gascogne — les derniers BPF — 2023
1 225 km en cyclocamping, 21 étapes, 23 sites BPF pour boucler les 534 de la collection. De Montauban à Saint-Antonin-Noble-Val, en passant par le Quercy, le Périgord et la Gascogne — 14 ans de quête achevés.
Ce voyage de cyclotourisme en Quercy Périgord Gascogne est le dernier d’une longue série — celui qui met un terme à 14 ans de quête des 534 sites du Brevet des Provinces Françaises. Il débute chez Georges Golse — dit Yoyo — initiateur de mon projet, et s’achève symboliquement à Saint-Antonin-Noble-Val, dernier site à cocher, situé à quelques kilomètres de chez lui.
Coups de cœur : les bastides de Domme et Najac, les vignobles de Saint-Émilion et Monbazillac, les panoramas sur le Lot et la vallée du Célé, l’accueil de Carabine, Mica et Marie-Agnès, la journée à Saint-Émilion avec le couple Dabé — et surtout l’émotion partagée avec Yoyo, mon mentor sur cette quête.
L’itinéraire traverse le Quercy, l’Agenais, l’Armagnac, les Landes, le Béarn, le Pays Basque, la Gironde, le Périgord, le Lot, l’Aveyron et le Tarn-et-Garonne. Les validations s’enchaînent : Moissac, Nérac, Cazaubon, Labastide-d’Armagnac, Grenade-sur-l’Adour, Morlanne, Sauveterre-de-Béarn, Mouguerre, Sabres, Bazas, Saint-Croix-du-Mont, Saint-Émilion, Castillon-la-Bataille, Duras, Monbazillac, Domme, Saint-Cirq-Lapopie, Luzech, Najac, Caylus et enfin Saint-Antonin.
Le parcours alterne routes de crêtes, vallées encaissées et vignobles renommés — les reliefs du Béarn, les bastides du Périgord, les gorges du Lot et les forêts landaises, plus monotones à la longue, celles-là. Sur la route, les rencontres : des amis cyclotouristes, des hôtes chaleureux, et même un lecteur du blog venu à ma rencontre.
À Saint-Antonin, je sable le champagne avec Yoyo, Carmen, Mica et d’autres amis. Yoyo me remet alors un maillot — une surprise complète, il avait tout comploté sans que je m’en doute. Et pas n’importe lequel : floqué FFCT, pas FFvélo. Un détail qui n’en est pas un pour moi. Quand la fédération a voulu abandonner ce nom au profit de « FFvélo », il y a quelques années, la manœuvre a suscité de fortes réactions : renoncer au mot cyclotourisme pour des raisons de communication, c’était renier ce sur quoi repose la fédération depuis toujours. Le cyclotourisme et la compétition sont deux pratiques différentes, chacune légitime — mais c’est bien le cyclotourisme qui a fondé la FFCT, pas la compétition. J’en fais partie, des frondeurs, et je l’assume publiquement : le vélo n’est qu’un objet, le cyclotourisme est une philosophie, une façon de voyager. Yoyo le sait, et il a mis un point d’honneur — et pas mal d’énergie — à dénicher ce maillot précis, celui que je pouvais porter sans me renier.
À l’issue de ce voyage, un entretien pour CycloMag et une interview vidéo m’ont donné l’occasion de partager ces 14 ans de cyclotourisme avec une communauté plus large. Voir : article et interview vidéo.
Ce voyage a également été l’occasion de retrouver de nombreux amis du Club des Cent Cols rencontrés au fil des années — la boucle se referme autant humainement que sportivement.
Une traversée cyclotouriste de la France, site après site
De La Bérarde en 2009 avec Yoyo à Saint-Antonin-Noble-Val en 2023 — 14 ans de vélo à travers la France, département par département, BPF après BPF. Ces voyages ne suivaient pas un plan rigide : ils se construisaient au fil des cartes, des rencontres et des envies. Certains ont été difficiles, d’autres exaltants, tous ont laissé des souvenirs.
La quête des BPF est terminée — mais le vélo, lui, continue.





Ce voyage :