Sur les chemins de la Retirada : première partie – du col des Balitres à Port-Vendres — Dimanche 01 Octobre

Un Voyage historique à travers les Pyrénées-Orientales

Alors que je prévoyais une semaine de vacances avec Marie-Françoise à Banyuls début octobre 2023, Georges Golse, alias Yoyo, et Carmen Burgos, deux amis cyclotouristes du Tarn-et-Garonne, m’ont fait part de leur projet : rédiger un dossier sur la Retirada pour la revue de la Fédération Française de Cyclotourisme.

La genèse de leur idée est expliquée dans Cyclomag ici

Une Aventure cyclotouristique inédite

Inspirés par cette idée, nous avons décidé de nous retrouver pour parcourir les routes et visiter les lieux mémoriels des Pyrénées-Orientales. Marie-Agnès Bergé, de Figeac dans le Lot, s’est jointe à notre équipe. Artiste du cadrage photographique, elle capture des moments uniques avec une sensibilité particulière. Ensemble, nous nous préparons à vivre une semaine riche en découvertes et en émotions, alliant cyclotourisme et culture.

Découverte d’une région marquée par l’Histoire

Nous parcourons une région magnifique mais marquée par des événements tragiques. Notre objectif : explorer cette région dans toute sa complexité, y compris ses aspects les plus sombres. Les articles sur la Retirada publiés sur mon site complètent le dossier de la revue Cyclotourisme de juillet 2024 ainsi que des articles publiés dans CycloMag. Mon site permet de publier davantage de photos, enrichissant ainsi le récit.

J’emprunterai ici ou là quelques phrases rédigées par Carmen et Georges pour décrire certains épisodes mais je vous invite à lire leur dossier dans la revue.

Sur mon site, il faudra cliquer sur les vignettes des photos pour les agrandir. Vous pourrez aussi lire plus aisément le contenu des panneaux informatifs. J’ai inséré un filigrane copyright sur les photos prises par mes équipiers.

La Retirada : Un exil tragique

Retirada signifie retraite ou exil en espagnol.

Depuis 1936, la guerre civile ensanglantait l’Espagne, le général Franco avait renversé la République Espagnole avec l’appui d’Hitler et de Mussolini, et s’était emparé du pouvoir.

En février 1939, 500 000 Républicains espagnols fuient l’offensive franquiste. Dans le froid et la peur, ils franchissent les cols des Pyrénées. Des milliers emprunteront les cols et les routes des Pyrénées…

Georges Golse

Sur la route du col des Balitres

Notre première visite nous conduit au col des Balitres (Coll dels Belitres), situé au-dessus de Cerbère, à la frontière franco-espagnole.

Au col des Balitres

Mémorial de l’Exil

Retour vers Banyuls

La route rebondit de sommets en fonds de criques et virevolte de virage en virage. Côté terre, les vignes en terrasses étroites, s’étagent sur la pente abrupte, soutenues par des murets de pierre sèche.

Georges Golse

Le long de la plage de Banyuls, les statues de Maillol, l’enfant du pays nous accueillent.

Rencontres et Mémoires à Port-Vendres

Nous nous rendons à Port-Vendres où nous avons rendez-vous avec Éliane Vidal, fille de républicains espagnols. La circulation est dense mais il existe une échappatoire : la Véloroute de la Côte Vermeille qui nous conduira tranquillement à l’anse de Paulilles. Ce n’est certes pas le trajet le plus direct mais cette route est une pure merveille et vaut vraiment le détour.

sur la véloroute

À Port-Vendres

Le gouvernement français décida de réquisitionner deux paquebots de la Compagnie Paquet pour les transformer, durant quelques semaines en navires hôpitaux : après un premier tri au poste de secours, les blessés et malades étaient embarqués à bord de ces navires dont les grandes salles à manger étaient transformées en dortoirs ou en nurseries et les cabines en chambres de malades.
Les chirurgiens opéraient dans les salons transformés en blocs opératoires. Les entreponts avaient été aménagés avec des lits de camp pour héberger les blessés légers et les convalescents. Bien entendu, les femmes étaient installées à part.
L’entrepont frigorifique du Maréchal Lyautey avait été transformé en morgue car des réfugiés mourraient d’épuisement, d’hémorragies ou de gangrènes.

A Port-Vendres, mission humanitaire : des milliers de réfugiés républicains entassés sur des navires militaires sont transférés en premier lieu dans le camp de la Mauresque.

Ci dessous, la stèle des Républicains qui scelle la tombe collective des Républicains espagnols morts sur les bateaux hôpitaux dans le port de Port-Vendres

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