La GTJ gravel : Jour 08 — Dimanche 15 Juin
Faux départ ce matin à 7h30. J’avais choisi de partir tôt afin d’avoir une chance d’échapper aux orages annoncés. Au moment de récupérer mon vélo au garage, je vois qu’il ne me reste que 41% de batterie. Hier, en arrivant j’avais branché mon vélo sur une réglette multiprise sans avoir vu que l’interrupteur était sur off.
41 % de charge de batterie, étant insuffisant pour réaliser l’étape qui m’attendait, j’ai rebranché mon vélo et attendu d’avoir suffisamment de charge pour pouvoir partir l’esprit tranquille.
Je démarre par une descente de 4 kilomètres avant d’emprunter une petite route forestière qui va me conduire sur la route du col de Cuvillat.
J’avais parcouru cette route l’an dernier au mois de septembre avec mes amis Guy, Victor, Bernard et Milou mais… sous la pluie. Ils suivent mon voyage. Aussi je leur adresse un petit clin d’œil en publiant, ci-dessous, une photo prise dans la montée du col de Cuvillat :
Au col, fini la route pour un bon moment. Pendant près de 22 km, je resterai en forêt avec très peu de vues sur les paysages environnants. Je pénètre dans la forêt sur un chemin bien boueux avec quelques « coups de cul » avant de rejoindre des pistes beaucoup plus roulantes qui vont me conduire jusqu’au site de la Praille au-dessus de Hauteville-Lompnès en passant successivement par les cols de la Croix de l’Orme et le col de Valorse.
Le parcours est relativement roulant hormis quelques jonctions techniques sur des sentiers caillouteux un peu avant et en dessous du col de la Lèbe jusqu’à Sammonod.
Le ciel se couvre et j’aperçois de gros nuages noirs qui s’amoncellent autour du Gand Colombier. Culoz, située juste au pied aurait dû être le terme de cette première partie du voyage s’il y avait eu des trains pour me ramener près de la maison. J’essaye de faire la jonction le plus vite possible afin d’échapper à la pluie.
Finalement, j’arrive à Culoz en même temps que les premières gouttes de pluie. Je commence à avoir un début de fringale car je n’ai pas pris le temps de manger. Je me mets à l’abri pour me restaurer tandis qu’un orage éclate. Je téléphone à mon ami Roger Colombo qui habite Conjux, situé à 14 km. Je voudrais m’arrêter une ou deux heures chez lui pour recharger mon vélo et pouvoir ainsi finir les 25 km restants pour rejoindre mon domicile (je n’étais pas parti ce matin avec une charge complète). Je repars sous la pluie mais ne mets pas le goretex car il fait chaud. J’arrive trempé à Conjux et décide de mettre la flèche maintenant que j’ai réalisé l’intégrale de la GTJ gravel. Roger pourra « héberger » mon vélo tandis que Marie-Françoise viendra me récupérer à Conjux.
Fin de la première partie. Je pense repartir mardi matin dans l’autre sens pour la GTJ routière. Cela me permettra de bénéficier d’une journée de repos et d’avoir le temps de laver et faire sécher mes affaires.
À bientôt pour de nouvelles aventures 😉
Petit bilan de cette première partie :
- Mon genou a tenu et je n’ai ressenti aucune douleur sauf parfois lors de certains appuis sur les passerelles permettant d’entrer dans les prés.
- Si les photos semblent manquer un peu de diversité, à aucun moment je n’ai ressenti de monotonie. J’ai beaucoup apprécié ces paysages bien verts que j’ai pu découvrir en dehors des forêts.
- La GTJ gravel s’est révélée beaucoup plus « cassante » à certains endroits que je ne l’aurais imaginé. Ce qui me conforte dans l’idée qu’un « gravel » est un vélo, à la mode, un vélo de compromis qui a beaucoup de limites. Je ne regrette pas d’avoir utilisé un VTT qui me semble beaucoup mieux adapté à un tel parcours.
La vidéo du parcours de l’étape
En fonction de votre navigateur vous avez la possibilité de contrôler les paramètres de la vidéo soit avec un clic droit de souris (Firefox) en survolant la vidéo soit à l’aide des commandes en bas à droite du lecteur (chrome…).




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