La GTJ route : étape 1 — Mardi 17 Juin

Culoz(01)  →  Bellegarde-sur-Valserine (01) Neuvième étape (étape 1 GTJ route)
Distance 68 km
Dénivelé 1165 m
Départ 8h10
Arrivée 13h20
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Prologue

Je pars de la maison à 6h45 pour aller prendre le train pour Culoz à la gare d’Aix-les-Bains située à 13 km de chez moi. Le parcours est tout plat mais je sens que mes jambes sont un peu rouillées malgré ou à cause de la journée de repos-récupération d’hier.
Puisque ce voyage est consacrée à la découverte du Jura, je prends quelques photos sur cet itinéraire car la rive ouest du lac du Bourget est bordée par les derniers contreforts du massif du Jura et non par les Préalpes comme le croient la plupart des gens.

L’étape

À la gare d’Aix-les-Bains, le train partira du quai le plus éloigné de l’entrée. Il faut prendre le souterrain sous les voies. Par des escaliers équipés sur les bords de rails pour pousser les vélos, j’arrive sans encombre sur la voie E.

En revanche à Culoz, le train arrive aussi sur la voie la plus éloignée de la sortie qu’il faut rejoindre par une passerelle passant haut au-dessus des voies. La passerelle n’est pas équipée et il faut porter le vélo. Je ne regrette pas de n’avoir pas pris ma charrue car je ne sais pas si j’aurais pu réussir à la porter.

Je sors de la gare et pars aussitôt. Les huit premiers kilomètres jusqu’à Artemare ne sont pas très intéressants sur la grande route. Heureusement, il n’y a pas beaucoup de circulation à cette heure.

À partir d’Artemare, porte d’entrée du Valromey, ça commence à monter et je retrouve avec plaisir la nature.

au-dessus d’Artemare

Je fais un petit détour pour aller voir la cascade de Cerveyrieux. J’étais passé à côté dimanche mais ne m’étais pas arrêté à cause de l’orage qui menaçait. Il est dommage que la GTJ route ne passe pas tout à fait à côté alors que cela ne ferait pas de détour pour rattraper la D31 que l’itinéraire officiel emprunte quelques hectomètres en amont.

Une longue montée de 40 km, entrecoupée de quelques faux plats, où je vais faire toute la dénivelée positive de la journée va me conduire jusqu’au col de Cuvery. Je traverse quelques rares villages.

Hotonnes

Les pentes ne sont jamais sévères mais avec le chaleur c’est assez usant. Et ce d’autant plus que mon postérieur a quelques difficultés d’adaptation à la selle de mon vélo de « couraillon ».

vue sur le Haut-Valromey entre Hotonnes et le Grand-Abergement

Avant d’arriver au col de Cuvery, je fais un petit détour pour aller voir la chapelle du Reutord. Je suis un peu déçu : je l’avais trouvée plus jolie dans la neige lors de sorties ski de fond.

Puis je fais demi-tour pour rejoindre le col de Cuvery. Les trois derniers kilomètres ne sont pas du tout pentus.

D’habitude à cette époque, les prés sont couverts de narcisses. Mais aujourd’hui, l’herbe est haute et ce sont plutôt les marguerites qui colonisent les prés.

J’entame la descente du col qui va m’emmener sans pratiquement un coup de pédales à Valserhône, nouveau nom donné à Bellegarde-sur-Valserine, située au confluent du Rhône et de la Valserine, notamment connue pour être la première ville française à avoir été éclairée à l’électricité.
Peu après le col, je m’arrête à un belvédère d’où on a une vue sur la vallée du Rhône ainsi que sur le massif du Mont-Blanc au loin.

belvédère dans la descente du col de Cuvery
le Mont-Blanc droit en face

Je retrouve de la circulation en arrivant à Bellegarde. Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir passé les dix derniers jours dans des campagnes tranquilles mais je trouve les automobilistes passablement excités. Entre coups d’accélérateurs bruyants, voitures se déportant à gauche, lorsque je suis dans le contre-sens réservé cyclistes, coup de klaxon intempestif, ouverture de portière de camionnette au moment où j’arrive, vivement demain matin où je retrouverai un Jura apaisé.

La vidéo du parcours de l’étape

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Commentaires

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MILOU dit :

Bonjour Regis
Merci pour tes résumés d’étapes, toujours aussi bien détaillés.
Comme Victor je pense que tu devrais faire attention à la déshydratation.
Profite bien de ces belles journées dans cette contrée très verdoyante.
à bientôt
Milou

victor dit :

L’esthétique du Trek laisse à désirer, va de pair avec le design du banc public qui empêche les sdf de s’y s’allonger pour la nuit. À part ça, azur épastrouillant et neige du sommet alpin qui fait envie de glace à la vanille ou à la noix de coco, mais sans doute préfères-tu les bières locales, tu n’en parles pas, étonnant !
La France va voir s’élever ses températures, à défaut du niveau de vie, mais ailleurs ça chauffe encore davantage si tu vois ce que je veux dire ! Les orages débarqueront mais localement et tu auras sans doute plié ta balade d’ici là avec le rendement de ton engin aidant.
Vive la mise au vert, le vrai!

Didier REMOND dit :

Ce parcours a croisé deux fois le notre, une première à Artemare de sinistre mémoire, nous étions le 25 juillet 2000 et à l’arrivée nous apprenions que le Concorde venait de se crasher à quelques km de chez nous.
La seconde, avec le même itinéraire qu’entre Cuvery et Bellegarde, mais dans l’autre sens. Il faisait un temps magnifique, mais tout était blanc à cette altitude, on était fin avril.

Fanfoué De La Motte dit :

Salut, Régis, ton article confirme ce que tout cycliste peut constater le plus souvent: le vélo sur route devient aléatoire. Pour ce qui est de ta tendreté postérieure, je pense que dans les années à venir, il faudra envisager un moulage en vue de la fabrication d’ une selle parfaitement adaptée à ta morphologie, un peu à l’ image de ce qui se fait pour les pilotes de F.1. Evidemment, ça sera un peu plus cher, mais pour le confort on ne compte pas, et pis sur un tel engin, il faut une selle à la hauteur! Merci pour la petite chapelle, qui est plus jolie dans la moon light, et Hotonnes est toujours aussi plan. tu vois, on déguste tes zarticles, car c’ est nettement plus facile que sur la bicycletta. N’ oublie pas la casquette (anti-UV), sous le casque, et bon vent!

Catherine Fourrier dit :

C est reparti pour le tour inverse. Bon courage avec les grosses chaleurs, mais que de beaux paysages…
Vélo à assistance ou non ? On ne les reconnaît plus !
C est un circuit qu on va certainement faire prochainement.
Bon périple.

Jacques Collaudin dit :

ah tu m’apprends où se situe Valserhône ville de départ du dernier Dauphiné.

Aimé Galdin dit :

Quelle belle étape dominée par le massif du Mont-Blanc.
Enfin on a vu ton beau vélo qui n’est pas une randonneuse… Drôles de bardas qui n’ont rien à voir avec ce que nous connaissions jusqu’ici.
J’ai l’impression que les socquettes blanches à l’arrivée des jours humides ne sont plus assurées quant à la couleur.
Je devine un poste de conduite assez encombré avec de l’électronique.

Régis Paraz dit :

Pas de socquettes : je roule en nu-pieds shimano avec des cales. Voir avantages décrits dans la rubrique matériel de mon site.

Monzie dit :

Bonjour,
Régales-toi bien en traversant cette belle région que j’ai découverte et adorée l’an dernier lors de la quête de BPF.
« Sérénité » est le mot qui convient lorsqu’on baigne dans ces paysages.
Amicalement
Jean-Pierre Monzie

POLLONI dit :

De belles photos de montagne !!!
Pour les klaxons, c’est normal aux 1ères chaleurs les excités sont de retour

Denis Bijot dit :

Bonsoir Régis,
étant en Haute Maurienne ces derniers jours, Galibier et Iseran au programme, je n’ai pas suivi ton périple et ne savais pas que tu étais sur le retour par la route. Je crois que l’on s’est croisé ce matin entre Champagne en Valromey et Passin. J’avais une tenue en blanc. Je n’ai pas fait attention à qui je rencontrais, tu étais tout de jaune vêtu si c’était bien toi.
Je te souhaite bonne route en sens inverse, avec la chaleur qui s’installe, il va falloir rouler vite pour avoir de l’air.
Bon courage, à bientôt.
Amitiés.

Régis Paraz dit :

Oui c’était bien moi mais je ne t’ai pas reconnu non plus.

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