Tour d’Irlande : Jour 37 — Mercredi 12 Juin

Letterkenny  →  Buncrana Trente-septième étape
Distance 51 km
Dénivelé 510 m
Départ 9 h 05
Arrivée 13 h 10
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Le ciel, toujours chargé de nombreux nuages, est relativement lumineux. J’avais oublié combien c’est plaisant de pédaler sans vent. Dans de telles conditions, avec une étape courte, je suis arrivé sans être fatigué.

Rencontre Inattendue

Au troisième kilomètre, je croise un cyclo voyageur avec cinq sacoches. Certainement pas bien réveillé, je le salue en français. Il réagit de suite et s’arrête. Didier est de Dijon. Nous échangeons pendant un petit moment. Nous avons quelques connaissances communes car il a effectué le Pékin-Paris-Londres à vélo organisé par la Fédération Française de Cyclotourisme en 2012. Il est parti de Rosslare mais tourne dans le sens inverse du mien à raison d’étapes de 100 km par jour. Il ne s’est pas encombré de matériel de camping, ayant fait ses réservations d’hébergement avant son départ. C’est certainement ce que j’aurais dû faire bien que contraire à mes habitudes. Je n’aurais pas eu cette préoccupation d’avoir à trouver un hébergement qui m’a perturbé à certains moments.

Photo d’une rencontre (à l’attention d’Henri Dusseau qui voulait voir ma bouille)

Puis nous repartons chacun de notre côté. 

Je vais à nouveau emprunter l’EuroVelo 1 sur une trentaine de kilomètres avant de la quitter définitivement jusqu’à la fin du voyage. Elle emprunte toujours de petites routes sans circulation, sans beaucoup de vues. Elles sont quelquefois lisses, quelquefois larges, quelquefois très étroites, voire monotraces, boueuses, bouseuses, défoncées… Aujourd’hui, ayant été bien secoué à certains moments, j’ai vérifié la fixation du porte-bagages à l’arrivée.

Des routes où j’aurais certainement du plaisir à faire du vélo si c’était mon terrain d’entraînement me paraissent fades après m’en être mis plein les yeux sur certaines étapes. Je deviens difficile. J’avoue que je ne suis pas enthousiasmé par l’étape d’aujourd’hui, tout comme pour celle d’hier. Il m’est impossible d’en faire un résumé intéressant. Je ne suis pas satisfait de mes dernières productions. Plutôt que de passer trop de temps à essayer de rédiger, je vais me contenter de publier les quelques photos que j’ai pu prendre quand le paysage était un peu plus ouvert. Vue de la campagne irlandaise.

vue de la campagne irlandaise

Les dix derniers kilomètres seront pénibles sur une route à grande circulation où les voitures roulent très vite. S’il y a des accotements larges, il arrive qu’ils disparaissent et qu’il faille rouler bien au bord de la route où les nids-de-poule, plaques d’égouts ou systèmes d’évacuation d’eau obligent à faire des écarts. Cette route est en jaune sur la carte alors que de petits tronçons de nationale empruntés aujourd’hui étaient rouges mais sans beaucoup de circulation.

clocher original pour cette église située à 4 km de l’arrivée
peu avant Buncrana

La vidéo du parcours de l’étape

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Commentaires

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dusseau dit :

Merci pour cette belle étape. A quand la dernière.? je pars en effet le 18 Juin, en sacoche, et le hébergements réservés ! mais modestement .800 kms prévus. En gros :Valence/ Aurillac et retour, dans une grande boucle ! Je dois être a Annecy le 30, pour la votation obligatoire, dans un pays qui deviens fou ! je parle des responsables politiques, pas du bon peuple, dont je fais partie. je contemple, avec effroi et tristesse, l’état de mon cher pays !
merci pour la photo, toi qui est un humaniste, essaye de placer chaque jour, une belle ” geule” du bon peuple irlandais.
Merci

Fanfoué De La Motte dit :

Hi, Régis, quand on a les roues dans la bouse, on chante le blues, de même qu’ on sing sous la rain! Garde le moral jusqu’au bout en tâtant ton portefaix de temps à autre et adios l’ EV1! Seules resteront les plus belles zimages, Tu pourras te dire, plus tard, lors de tes passages dans les écoles en tant qu’ ancien vélotant, que tu as connu une époque où l’on pratiquait la bicycletta sur les routes, ce qui devient de plus en plus délicat! Merci pour la chiesa et curiosité !? le bovin blanc ( Charolais? ), semble avoir des limites à ne pas dépasser, alors que les bovines brunes peuvent t’approcher! Est-ce du racisme vache? Tu nous donneras ton sentiment lors de ton retour! A plusse, cyclosaurus…

Aimé GALDIN dit :

Je ne sais pas ce que tu as dit aux bovins de couleur fauve, de la 5ème photo, mais ils ont l’air intéressés, sauf le charolais blanc… Peut être avais-tu branché ton transistor ou avais-tu suivi mon conseil de leur jouer un air d’harmonica. Dans les régions productrices de lait on avait conseillé aux agriculteurs de brancher France-Inter dans les étables pour que les laitières se vident jusqu’à la dernière goutte. C’était dans les années 50. Pierre Mendès-France alors président du Conseil avait instauré le verre de lait quotidien pour les écoliers. Moi j’y avais échappé : je vivais dans une zône viticole. Alors le lait… D’ailleurs ne disait-on pas dans mon patelin : « Je boirai du lait quand les vaches mangeront du raisin ! ».
Voilà ce que m’a inspiré cette photo. Franchement t’es génial !
Maintenant le compte à rebours doit sérieusement s’approcher de zéro. Tu vas bientôt atteindre la Chaussée des Géants. Te laisse pas marcher sur les pieds !

Michel MATHIEU dit :

Salut Régis
Bientôt la fin d’un beau voyage.
Je trouve dommage de devoir planifier à l’avance un voyage à cause d’hébergements difficiles à trouver ou trop onéreux. Pour moi le voyage c’est la liberté et on doit avancer selon l’humeur et les conditions du jour
J’ai eu la chance de faire un voyage en Andalousie. Lorsque j’estimais avoir assez roulé, je m’arrêtais dans un village et demandais au premier passant où je pouvais trouver une chambre pour dormir et j’ai toujours trouvé rapidement un toit chez l’habitant.
Mais c’était il y a plus de 30 ans et au Sud de l’Europe.
Je suppose que cela doit être difficile de pratiquer comme cela de nos jours et c’est bien dommage…
Bien amicalement

Régis Paraz dit :

Moi aussi, je fonctionnais comme ça. Notamment pendant mon tour de France. Et puis tous les petits hôtels ont fermé sauf dans les zones touristiques. Les hôtels sont près des grands axes routiers, là où on évite de faire du vélo. Les chambres d’hôtes : difficile de pouvoir se restaurer…
En Irlande, avant le boom économique et avant cette destination touristique devenue à la mode tu trouvais un B&B très facilement. C’était le cas en 1992 lors de ma dernière visite. C’est terminé. Je suis parti en pensant trouver des B&B facilement.

Loisy didier dit :

Bonne route Regis et bon retour en Savoie
Magnifique blog beau Boulot
Didier Loisy PPL 12

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