Jour 13 — Samedi 01 Juin

Laon (02)  →  Guise (02) Douzième étape
Distance 54 km
Dénivelé 500
Départ 7 h 30
Arrivée 11 h 40
Distance totale: 53.28 km
Altitude maximum: 148 m
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Il fait à peine 15°C lorsque je me mets en route. Je n’ai pas le temps de m’échauffer qu’il faut déjà grimper une côte à la sortie du camping. En fait toute l’étape sera une partie de saute-moutons. Pas de plat pour récupérer, des côtes longues et des descentes trop courtes ;)), un vrai toboggan ! C’est sous la chaleur, un peu avant midi, que j’arrive à Guise où j’ai prévu de m’arrêter.

Laon
Au loin Laon

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Vidéo générée par l’application Relive, alimentée par Strava

J’ai circulé toute la matinée, de villages en villages, au milieu de cultures pratiquement exclusives de céréales. Le colza est moins fleuri que dans la Beauce tandis que le blé, lui, est plus avancé (autre variété ?). Quelques rares champs de lin non fleuris ou de betteraves par-ci par-là, des coquelicots en bordure de cultures agrémentent un peu le décor.

A Guise, je vois que je suis entré dans la Thiérache française : à la boulangerie où je me ravitaille pour le repas de midi, je vois des tartes au maroilles. C’est sans hésitation que je substitue deux tartelettes aux jambon beurre où quiches, pizzas qui font mon ordinaire depuis le départ.

Après l’installation et la douche, je me rends à pied en ville pour visiter le familistère de Godin qui est le principal centre d’intérêt de ce BPF de Guise. Je choisis une visite guidée afin de mieux en connaitre l’histoire que je ne peux pas résumer ici (voir le lien ci-dessus pour se documenter). La vision sociale et avant-gardiste de Jean-Baptiste Godin, cet artisan puis industriel, en plein dix-neuvième siècle, suscite mon admiration. Je suis aussi très sensible au fait qu’il ait créé, vingt ans avant les lois de Jules Ferry, une école maternelle et une école primaire laïque pour les enfants de ses ouvriers. Aucun enfant ne travaillait dans l’usine.
Les logements étaient salubres, dotés du meilleur confort de l’époque. Piscine, buanderie, théâtre, magasins approvisionnés en produits sains faisaient partie des équipements de cette véritable petite ville ouvrière.

La visite commentée qui a duré environ quarante cinq minutes a expliqué l’histoire, la philosophie du familistère et de l’entreprise Godin. Ensuite, une visite libre des divers bâtiments comportant de nombreux panneaux expositions était proposée.

C’est paradoxalement en 1968,  que ce modèle d’auto-gestion a pris fin. L’utopie a pris fin quand l’entreprise a dû déposer le bilan et a été rachetée. Si elle a compté jusqu’à deux mille quatre cents ouvriers, il y en a encore environ trois cents qui continuent à fabriquer, pour le groupe Cheminées Philippe, les fameux poêles Godin.

Cet hiver, notre poêle Godin qui a environ quarante ans, ronflera pour nous rappeler l’histoire de ses ancêtres.

Pour mieux connaitre Jean-Baptiste Godin et ses écrits

A noter que Guise a vu aussi naître Camille Desmoulins un autre révolutionnaire.

Commentaires

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Poingt Jean pierre dit :

Salut notre maitre des cols et de la souris!
Tous les matins, tes reportages et vidéos nous font, avec grand intérêt, voyager et découvrir des lieux encore méconnus.
Dommage que cette parenthèse pour nous ne dure qu’un temps!
Bonne continuation et à bientôt pour en parler de vive voix.
Bises amicales.
jp et Chantal

Fanfoué De La Motte dit :

Ach, mon ger Réguis! A la lecture de ta dernière broduction, je constate que tu es en plein dans le débat actuel qui agite les milieux de l’ enseignement! Zest à dire: kultur ou pas? C’est marrant, car je me disais il y a quelques jours, par moment le Régis i me fait penser au Tour de France par deux enfants, célèbre manuel de lecture du siècle dernier. Normal, vu que tu étais pèdago! Et ben, t’ es dans le registre, mais en mieux, car à l’ époque, y avait pas tes belles photos, tu es toujours dans le souci de ne pas voyager “idiot”, qui semble être apprécié par tes suiveurs! Bon, moins sérieusement je passe aux fuck-niouzes: le camarade Jadot a entendu parler de Modachulvélo, et il envisagerait le tournage d’ une série en deux cents épisodes:” Plus Verte La Vie A Vélo”. Je pense qu’ il va contacter ton agent. Je crois que les périples précédents fourniront une bonne base de départ! Allez Géris, c’est tout pour ce soir!

Jean-Marc Lefèvre dit :

Bonsoir Régis, je vois que tu as bien apprécié le familistère et la belle Utopie de Jean-Baptiste Godin, c’est dommage que tu n’aies pas poussé jusque la tour du Guise, qui, elle aussi, fait la renommée de cette charmante petite ville.
As-tu franchi le seul col de l’Aisne “le pas de St Remy” ? je ne vois pas la photo du panneau sommital dans ton reportage, remarque, je comprends pourquoi, il est disparu depuis plusieurs années ?
Par contre, il faut absolument avant de quitter la Thiérache que tu dégustes une flamiche au Maroilles ! c’est excellent, accompagnée d’une petite salade et d’une mousse, c’est le repas typique de ch’coin là !
Bon vent pour demain
JM (qui a roulé 180 bornes ce samedi…).

ROCHE Claude dit :

Encore une belle histoire! Dommage que nos grands pontes industriels de notre époque ,n’aient pas pris les idées de GODIN!
Pour le vélo, qui a dit que la FRANCE était plate!!!

Brigitte JEANNE dit :

bonsoir,
En partageant tes voyages , tu nous fais découvrir des endroits où nous aurons à passer afin de continuer notre collection de BPF … certaines contrées font envie ,d’autres un peu moins …. mais c’est la varieté de notre pays et son histoire.
Bonne soirée et bon courage sous le soleil mais c’est mieux que le vent et la pluie;
Au plaisir
Brigitte (Marc est sur un 600 ce week-end)

Breton Jean-Yves dit :

Enfin, une photo de coquelicots!
Etape qui me rappelle certains cours.
La redistribution des richesses, chère à Godin, mettrait plus d’un actionnaire de mauvais …..poil, préférant en faire à leur …guise.

Didier REMOND dit :

A peine rentrés d’Avignon (la ville aux 600 théatres) où nous avons croisé bon nombre de cyclos randonneurs surtout étrangers ayant fait la Via Rhona. Je suis le premier à lire ton commentaire de ce jour. Non seulement tu as bien fait le seul col de l’Aisne, mais je ne savais plus que Camille Desmoulins (nom de la rue où nous résidons) était né à Guise. En tout cas tes photos du familistère me font revenir bien des années an arrière pour découvrir ce BPF.
La chaleur est revenue et il va falloir que tu fasses la chasse à la canette.
Bonne route
Didier

Pitbull dit :

Nous voici revenus de Ardes où ce fut un peu hard; je vais pouvoir à nouveau suivre ton périple, que du bonheur…
A demain si tu le veux bien…

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