Jour 37 — Mardi 25 Juin

Poncé-sur-le-Loir (72)  →  Chisseaux (37) Trente-cinquième étape
Distance 81 km
Dénivelé 670 m
Départ 7 h 30
Arrivée 15 h 40
Distance totale: 80.65 km
Altitude maximum: 160 m
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Première journée de canicule mais qui s’est bien passée. Les deux premières heures la température n’a jamais excédé les 25°, les côtes ne présentaient pas de pourcentages élevés ce qui m’a permis de rouler sans fatigue. C’est pendant la visite de Château-Renault que la chaleur a commencé à se faire sentir. Ensuite, ce n”est que dans les bosses, la vitesse de déplacement étant insuffisante pour se ventiler, que l’étape est devenue plus difficile.

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Il fait 22°C quand je démarre; une température idéale. À Couture-sur-Loir, je fais un léger détour non prévu pour aller voir la maison de Ronsard. Mais à cette heure matinale , tout est clos et je ne peux pas la voir de près.

la Possonnière
la Possonnière, maison de Ronsard

Je file à travers la Gâtines Tourangelle, petite sœur de la Beauce, vers Château-Renault, site BPF. Je retrouve des champs de céréales : blé principalement et orge.

vert en mai, jaune en juin

Alors que je n’avais pris que des petites routes non fréquentées, j’arrive à Chateau-Renault par une route à grande circulation doublée d’une pseudo piste cyclable : des branches jonchent le sol et l’une d’entre elles se coince dans mon garde-boue avant (c’est classique) et j’évite la chute de justesse. Ensuite, cette piste aboutit sur une portion de trottoir cyclable très étroit et au revêtement très dégradé.
Des sens uniques, une route barrée par les travaux, pour aller au château ce n’est pas aisé. Il est situé au sommet de cette ville, située dans une vallée très étroite.

vue sur la ville depuis l’esplanade du château

L’accès au château se fait en passant sous la Tour de l’Horloge

et donne accès à une promenade sous le donjon

Le château lui-même est le siège de l’hôtel de ville

Château, hôtel de ville

Cette visite ne m’a pas spécialement ému. J’ai trouvé la Tour de l’horloge et le château, trop “neufs”.
Je repars mais il faut redescendre et remonter sur l’autre versant. C’est une rampe à plus de 15% sur deux-cent mètres qu’il faut escalader avant de se retrouver sur un plateau vallonné.
Au lieu de prendre la départementale qui conduit directement à Neuillé-le-Lierre, je prends une toute petite route balisée itinéraire à vélo. Tout va bien sur ce plateau. Je descends par une courte et raide descente à Villedomer situé en fond de vallée mais il faut remonter à nouveau sur l’autre versant par une rampe à 10%. C’est vraiment à ce moment que je commence à ressentir la forte chaleur. Si j’avais pris la départementale, je me serais épargné ce “coup de cul” car visiblement elle était tracée sur le plateau. J’aurais dû mieux regarder la carte.

Juste avant Neuillé-le-Lierre, je retrouve Luc Rioland, encore un membre du Club des Cent Cols, qui habite près de Blois. Il m’avait offert l’hospitalité lors de mon voyage 2018 et cette année encore il vient à ma rencontre.

Nous nous dirigeons vers Amboise où nous nous restaurons (le thermomètre de la pharmacie affiche une température extérieure de 37°, tout va bien), prenons quelques photos avant de repartir pour Chenonceaux.

la Loire et le château d’Amboise

Nous passons derrière le clos Lucé où sont exposées les inventions de Léonard de Vinci mais ne nous arrêtons pas car je l’ai déjà visité au cours d’un voyage estival.
Nous quittons la vallée de la Loire par une bonne côte pour rejoindre un plateau avant de plonger dans la vallée du Cher. La route n’est pas très agréable car elle est très fréquentée par les touristes automobilistes qui font des circuits de château en château.
Nous arrivons à Chenonceaux et nous arrêtons à l’office de tourisme pour faire tamponner ma carte de BPF. L’accueil est chaleureux et les hôtesses nous proposent de l’eau fraîche pour remplir nos bidons.
Nous repartons et rejoignons un camping situé au bord du Cher où je réserve un emplacement avant de repartir voir le château.

Mais auparavant, nous allons voir le barrage à aiguilles sur le Cher à côté du camping.

barrage à aiguilles de Chisseaux

Nous traversons le Cher et empruntons une jolie piste non revêtue pour atteindre le château, loin de la foule qui fait la queue pour y accéder. J’avais emprunté cette piste en 1994 à l’occasion de la semaine fédérale de cyclotourisme de Mer et j’avais été incapable de la retrouver quelques années plus tard à l’occasion de mon voyage estival dans la région. Luc était l’un des organisateurs de cette belle semaine fédérale et il n’a donc aucune difficulté pour me guider vers cette piste que je voulais emprunter.

Je ne suis pas déçu car les vues sur le château sont superbes.

Nous retournons au camping où nous pouvons continuer à discuter autour de bonnes mousses bien fraîches alors que le mercure atteint des sommets. Luc doit reprendre la route sous la canicule pour aller récupérer sa voiture qu’il a laissée à Amboise.
Encore une belle rencontre qui aura une suite puisque nous dinerons ensemble demain soir.

Commentaires

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Didier REMOND dit :

Ne t’inquiètes pas Luc , secret secret.

Rioland dit :

Pour Didier

Surtout ne fais pas de pub pour ce chemin, il doit rester secret … d’ailleurs dans le projet de Cher à Vélo, le tracé passe sur l autre rive.

Je pourrai encore y emmener les copains en toute quiétude et tranquillité…

Luc

FAIVRE Gerard dit :

Par ton parcours et tes photos tu m as réveillé quelques souvenirs oubliés.
Profites bien de tes derniers tours de pédales.

Fanfoué De La Motte dit :

Ach, Régis, te suivre nous oblige à remettre le nez dans les bouquins et les souvenirs! J’ avais, comme beaucoup emmené mes gamins visiter les châteaux de la Loire ( et du Cher! ). Je me rappelle que l’ aîné se demandait comment on avait fait pour pendre autant de huguenots au balcon du château d’ Amboise (1500!), qui n’ est pas si grand! Et ié me posais la question, comment que la Catherine, venant de Firenze, avait eu l’ idée de couvrir un pont pour en faire ce bijou de Chenonceaux. Ca a quand même plus d’ allure que le Ponte Vecchio, non? Allez, moins sérieusement: je connaissais les passes à poissons, mais pas les barrages à anguilles! De même, je ne sais rien de Ronsard et de la poissonnière. Bon, maintenant la brosse à reluire: plusse que ça va, plusse que tu me rappelles le chantre des clochers, des châteaux et des villages, Pierre Bonte. Bon, il ne se déplaçait pas à bicycletta; dans le genre: mais vélocipédique alors, il y a Eric Fottorino, qui avait précédé le Tour de France il y a quelques années en tenant une rubrique dans Le Monde. tu es un compromis des deux! Allez, tchuss!

Anne Lonjaret dit :

Nous avons bcp sympathisé avec Luc et sa femme lors du séjour à Propriano. D’ailleurs, Yann, mon mari, l’a choisi comme parrain pour son 1000é col.

Régis Paraz dit :

C’est pas un mauvais bougre ;))

Breton Jean-Yves dit :

En résumé: vélo, chato, monsanto, cho, dodo
Avant de lire ton commentaire, en voyant la photo de la tour de l’horloge, je m’étais dit: c’est quoi cette horreur?
Cet enduit à la chaux qui semble masquer toute l’évolution du bâtiment depuis le Xème siècle, comme s’il avait été construit en une seule période, me semble mal venu.
Bonne route, et bon courage sous la chaleur.
Quelques pauses s’imposent sûrement, histoire de souffler un pneu.
Gouter à un moment de repos avant de goutter sur le vélo.

Daniel Beaujoin dit :

Bonsoir Régis,

Oui le château de Chenonceau vu du GR est superbe !
Je vois que ton périple se termine, et je ne serai pas encore rentré pour te voir arriver à Mer !
Bravo pour ce voyage et pour ces beaux comptes rendus !

Amicalement

Daniel

Didier REMOND dit :

Bonsoir

Désormais tu vas en avoir fini avec les grosses bosses. Très bonne idée d’aller voir le château pas l’autre rive. Peu de gens connaissent cet accès et on a une vue gratuite de ce côté du Cher. Alors que de l’autre côté chez “Cher”. Cela me rappelle ma jeunesse à accompagner les groupes étrangers en vélo pour découvrir les châteaux. D’ailleurs plusieurs cent cols ont fait la même chose en bossant pour les A.J
Bonne continuation dans ce nouveau vignoble. Mais attention avec la canicule et le Cabernet ou le Sauvignon bien frais.
Amitiés
Didier

Dominique Joly dit :

Eh oui Régis on peut trouver quelques “raidars” en Touraine , mais il faut quand même faire preuve de perspicacité pour les trouver…Tu y es parvenu!
Cette année je n’aurai pas le plaisir de t’accompagner avec Francine sur les routes d’Indre et Loire pour la fin de ton périple car je suis actuellement sur tes terres savoyardes pour la RP cent cols. Cette semaine les grands cols, mais pour l’instant températures supportables .
Bonne fin de parcours, bravo pour ton courage et ton opiniâtreté et merci pour tes reportages bien illustrés .

Pitbull dit :

Comme chaque jour je dévore tes commentaires et me régale les yeux, dommage quand je pense que demain tu vas franchir le cap sud de ton périple, cette belle aventure annelle nous régale merci Régis et à demain avec le soleil…..

Poyer Alex dit :

Bonsoir Régis,
Hormis tes photos et ton texte, ce qui impressionne c’est le réseau d’amis que tu as su créer et qui t’accompagne aussi bien sur la route que par des commentaires. Ne serais-tu pas sympathique?

Attention au coup de chaud demain.

Yvette gerolami dit :

Merci Regis pour tes photos et tes supers commentaires j ai l impression d être de ton voyage mais sans la fatigue et la chaleur.
Bonne continuation
Amitié

henri dusseau dit :

bravo président. Tes photos sont superbes et donnent envie. Je pars vendredi matin, pour la G.T.A. Thonon-Nice, par les cols. Rien que du bonheur annoncé.. Bonne fin de ballade. merci, de nous avoir tenu au courant.

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