Jour 24 — Mercredi 12 Juin

Saint-Valery-sur-Somme (80)  →  Dieppe (76) Vingt-deuxième étape
Distance 75 km
Dénivelé 490 m
Départ 8 h 50
Arrivée 16 h 15
Distance totale: 74.64 km
Altitude maximum: 115 m
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Il a encore plu une bonne partie de la nuit et ce matin c’est sous un ciel bas que je prends le départ. Je choisis de prendre la piste côtière pour rejoindre la voie cyclable qui conduit au Hourdel. Cette piste le long de la mer ne pose pas de problème par temps sec avec des pneus larges mais aujourd’hui il faut slalomer entre les flaques d’eau et essayer de tenir l’équilibre quand le vélo s’enfonce ou glisse dans la boue. Fort heureusement cela ne dure que deux kilomètres.

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Je rejoins la piste cyclable et j’arrive au Hourdel. Le reste de l’étape se fera sur le même itinéraire que j’avais emprunté lors de mon tour de France il y a huit ans.

le Hourdel
port du Hourdel

et je prends la petite route blanche, interdite aux véhicules motorisés pour essayer d’aller voir la colonie de phoques qui fréquente les lieux. C’est la récompense : ils sont venus, ils sont tous là…

Après avoir bien observé ces mammifères, je me dirige vers Cayeux-sur-Mer.

Cayeux-sur-Mer
le mur de l’Atlantique ?

Objectif suivant : Ault. Je ne choisis pas la facilité car pour le plaisir de revoir les falaises d’Ault, qui m’avaient impressionné en 2011, je ne prends pas la route directe et je sais qu’il va me falloir plonger presque au niveau de la mer pour ensuite remonter au sommet de ces falaises. Je sais aussi qu’il va me falloir encore jouer à saute-falaises trois autres fois avant de rallier Dieppe.

Je mets mes plus petits développements et monte sans encombres au sommet des falaises d’Ault. la montée est courte et sèche. J’arrive ensuite sur un plateau où je vais évoluer un moment avec un vent de face.

Je plonge sur Mers et j’aperçois déjà les falaises du Tréport. Ce sont celles que je redoute le plus car je me souviens d’une montée pentue et longue. Avant de les affronter je me restaure à Mers-les-Bains.

Effectivement la montée est plus longue que pour sortir d’Ault et les pourcentages avoisinent les 10 ou 11% par moments. Là aussi, je passe sans trop souffrir.
Au sommet, je m’arrête et me retourne pour avoir une vue panoramique sur mon chemin parcouru.

Mers-les-Bains et ses falaises d’où je viens

Il me reste les falaises de Mesnil et de Criel à franchir

Une courte montée puis une courte descente et je suis déjà au pied de la falaise de Criel. C’est par une longue côte de sept kilomètres sur une pente raisonnable qu’on arrive sur un plateau culminant à 110 m d’altitude.
Il me reste alors environ vingt-cinq kilomètres et c’est à ce moment-là que la pluie se met à tomber. L’averse ne dure qu’une demi-heure et je finirai par sécher avant la fin de l’étape. Il n’y a pas de difficultés dans ces vingt derniers kilomètres mais c’est dans les dix derniers que je sens une grosse fatigue musculaire.
Et maintenant pour conclure, quelques photos de Dieppe

Commentaires

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Olivier Pellenc dit :

Bonjour Régis
Je lis tes récits depuis ton départ.
Cette étape à Dieppe à un écho particulier y ayant vécu depuis ma naissance jusqu’à l’âge de 15 ans.
La météo n a pas été très clémente à ton égard. ….
Bon courage pour la suite et merci de nous faire partager ton périple !

Jean Mayet dit :

Tout à fait d’accord avec Philippe.
L’entrainement en Corse a du te servir hier. Bonne continuation.

Fanfoué De La Motte dit :

Re- Fanfoué! Hier soir, rentré tard, je n’ai que survolé ta production du jour, qui méritait mieux qu’ une blague à 2 balles. Donc, ce matin, je prends le temps de parcourir cette belle étape, avec phoque-niouzes s’ il vous plait! Je n’ai jamais mis ni pieds ni roues dans cette région, mais j’ aurais presqu’ envie d’ y prendre des vacances, ne serait-ce le temps. Je pense que l’ office du tourisme NPdC devrait t’ embaucher. Bon, la brasserie côtoie le gothique flamboyant, Pierre avait déjà noté cette attirance pour la bière et les zéglises, mais on te pardonne ces petites fautes de goût. Au fait, tes collègues des 100 cols feraient bien de prendre de la graine question reportage cyclo. Y a pas Photo! Allez, on attend la suite avec impatience!

Philippe Carrez dit :

T’inquète, plus tu te rapprocheras de la Bretagne et plus il fera beau !

Fanfoué De La Motte dit :

Ptin, Régis, même si c’est dur sur le vélo, c’ est mieux qu’ avec le curé dans la 2cv!

MARTY DIDIER dit :

Salut Régis,
Merci pour ce “reportage”. Il me replonge dans l’enfance. Je suis né dans la Somme ,mais à 100kms de la mer. Balade du dimanche en été quand le père ne travaillait pas. Départ tôt le matin, à 5 dans la 2CV. Puis les voyages scolaires en autocar.
Mais surtout, les premières vacances de 12 à 15 ans avec le curé en 2CV, les tentes et le matos de camping et nous une quinzaine de gamins en vélo en file indienne sur les routes de Picardie, direction , la mer.
Tout cela m’a mis en appétit! De là, ma passion pour le voyage à vélo, l’autonomie et les bivouacs sous les étoiles…
Ces photos me rappellent trop de souvenirs, Le Tréport, Le hourdel, Ault, Dieppe,… Bon périple !

Pitbull dit :

On en a plein les mirettes, je vais prendre une bonne bière sans oublier le picon, je pense que cela va t’aider à reprendre du poil de la bête pour terminer ton récit journalier que beaucoup dévorent…
A+

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